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Séries. May-June, 2001
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RICHARD DEAN ANDERSON

La quatrième saison de "Stargate SG-1" bat actuellement son plein sur M6. Daniel Jackson, Samantha Carter et Teal'c ont repris du service, sous l'autorité toujours compétente du colonel Jack O'Neill, alias Richard Dean Anderson. Acteur et producteur exécutif de la série, il nous parle de la nouvelle saison, des raisons de son succès et de l'ambiance sur le tournage.

RDA Dans la quatrième saison, les rapports entre O'Neill et Samantha Carter vont-ils devenir plus intimes?

Je sais que cela ferait plaisir à beaucoup de fans, mais sur ce point, j'ai peur qu'ils ne soient déçus! En fait, bien que nous soyons dans une série de science-fiction, nous cherchons à être le plus vraisemblable possible. En ce qui concerne les rapports home-femme, nous nous inspirons beaucoup des règlements existants dans l'Armée de l'Air américaine. Comme ces règlements sont très stricts et qu'ils interdisent les relations amoureuses entre militaries, nous avons décidé de nous en tenir à un flirt discret.

Quelques anecdotes sur le tournage de cette nouvelle saison?

Dans "Victoires Illusoires," le premier épisode de la quatrième saison, une scène de combat contre les Replicators se déroule dans un sous-marin. Cette scène a été filmée à bord d'un vrai sous-marin russe. À l'origine, nous devions tourner sur un chalutier, mais quand nous avons trouvé ce sous-marin qui avait été amené de Vladivostock à Vancouver, Canada [le lieu du tournage de la série, Ndlr], nous avons décidé de l'utiliser. Toute l'équipe a passé deux semaines à l'interieur du sous-marin, c'était assez folklorique…

Depuis son lancement, la série a fait beaucoup de progrès sur le plan des effets spéciaux. Les Thors, notamment, sont très réalistes…

À tel point que, désormais, on les considère presque comme des partenaires à part entière! Ils clignent des yeux et bougent les lèvres quand ils parlent. Pendant le tournage de "Victoires Illusoires," il s'est produit un événement que les téléspectateurs ne verront jamais, mais qui mériterait pourtant d'être dans les best of. Après avoir tourné une scène, une marionnette Thor a frôlé les fesses d'Amanda Tapping [Samantha Carter, Ndlr]. Par réflexe, elle s'est retournée et l'a giflée! Elle s'est ensuite sentie tellement coupable qu'elle s'est excusée auprès de la marionnette! [rires]

RDA L'ambiance sur le plateau a l'air détendue…

Oui, en tant que producteur exécutif, je tiens absolument à ce que l'ambiance reste légère. Je veux que les membres de l'équipe soient heureux de venir travailler chaque jour. Et je refuse de me prendre au sérieux. Après tout, nous n'essayons pas de sauver des vies, nous ne faisons qu'un produit de divertissement pour amuser les gens. Avant que la série ne démarre, j'ai expliqué qu'il n'était pas question que j'imite le jeu de Kurt Russell [l'interprète du colonel O'Neil dans "Stargate," le film de Roland Emmerich, Ndlr]. C'est un excellent acteur, mais il a pris le personnage très au sérieux. Je pense que le colonel O'Neill doit faire preuve d'humour et d'une certaine légèreté. Du moins, c'est comme ça que je vois le personnage.

Votre double fonction d'acteur et de producteur est-elle lourde à porter?

C'est un vrai défi. C'est parfois délicat de donner des instructions en tant qu'acteur et producteur, mais l'équipe est suffisamment intelligente pour comprendre que, quand je dis quelque chose, c'est que j'ai réfléchi avant de parler… En fait, le principal problème, c'est le temps que ça me prend. Ma vie de famille en souffre un peu. Ma compagne, Apryl, et ma fille de trois ans, Wylie, vivent aux États-Unis. Actuellement, je fais des aller-retour entre Vancouver et la Californie presque tous les week-ends. Ma fille est devenue ma priorité numéro un.

Selon vous, qu'est-ce qui explique le succès de "Stargate SG-1"?

Il y a le fait que, contrairement à une série comme "Star Trek," l'action se déroule de nos jours. Je pense que, du coup, les gens se sentent plus impliqués. De plus, les costumes et les décors sont extrêmement travaillés: la Porte des Étoiles est un objet à la fois esthétique et très mystérieux. Elle sous-tend l'ensemble de la série et nous permet de réaliser à peu près tout ce qui nous passe par la tête. Enfin, nous racontons de bonnes histoires. Les effets spéciaux ne suffiraient pas à captiver les téléspectateurs si l'histoire ne suivait pas.

En tant que producteur exécutif de la série, on imagine que vous attachez beaucoup d'importance à l'audimat…

Rien n'est plus faux! Quand on commence à me parler de chiffres, je m'endors. Je sais que je devrais faire plus attention aux taux d'audience de la série, mais ce n'est vraiment pas mon truc. Je fais mon boulot le mieux possible, c'est tout. Le reste ne dépend plus de moi…

La série a-t-elle un long avenir devant elle?

Je n'aime pas qu'une série dure trop longtemps. C'est ce qui s'est passé avec "MacGyver." Après sept ans et 139 épisodes, on finissait par tourner en rond. Pour "Stargate SG-1," j'ai toujours dit que nous n'étions limités que par notre imagination. Mais si celle-ci venait à se tarir, il faudrait faire autre chose. Cela dit, nous avons encore suffisament de bonnes idées en réserve pour faire vivre la série pendant plusieurs années. Il y a des milliers de planètes à visiter, beaucoup plus de possibilités que dans "MacGyver." En fait, les possibilités sont quasi infinies…

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"Richard Dean Anderson". Séries. May-June, 2001: p. 26-27.

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